Autisme : Mai sans rose rend l’âme morose

Trois éléments cumulatifs caractérisent l’autisme : un trouble de la communication, une perturbation des relations sociales et des troubles du comportement.

En France, environ 600 000 personnes sont touchées. Ce handicap toucherait 3 000 à 4 000 personnes en Guadeloupe.

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Autisme : définition

L’autisme est un désordre cérébral qui induit un développement anormal du comportement social, des facultés de communication et de la capacité de réflexion. Ce trouble influe sur le traitement des informations recueillies par les sens ; ainsi, certaines sensations (images visuelles, bruits, odeurs, etc.) provoqueront une réaction exagérée, d’autres une réaction trop faible. Ces handicaps valent à l’autiste de présenter divers traits de comportement inhabituels. Les symptômes qui apparaissent généralement avant l’âge de trois ans, peuvent varier grandement d’un enfant à l’autre.

Voyez les exemples suivants :
Imaginez que vous prodiguiez de l’amour à votre enfant, mais qu’il ne manifeste aucune réaction. Cela arrive souvent avec les autistes. Au lieu de communiquer avec les autres, la plupart des enfants autistes préfèrent être seuls. Peut-être n’aimeront-ils pas les caresses, éviteront-ils les contacts visuels ou se serviront-ils des gens comme d’outils, démontrant ainsi qu’ils n’ont guère conscience des sentiments d’autrui. Dans les cas graves, certains semblent ne pas faire la distinction entre un membre de leur famille et un inconnu. C’est comme s’ils vivaient sur une autre planète, indifférents aux autres et à ce qui se passe autour d’eux. Le mot “autisme”, qui vient du grec autos, “soi”, désigne cet isolement.

La vie quotidienne

À la différence de la plupart des enfants, l’autiste n’est pas prompt à absorber les  renseignements qui lui parviennent de son entourage. L’enseignement des compétences indispensables au foyer et à l’extérieur se révèle donc un exercice long et éprouvant. La journée du père ou de la mère peut être un véritable marathon : aider l’enfant à s’habiller, à manger et à se laver, redresser les comportements perturbateurs ou inacceptables et nettoyer après les accidents. “Les dix premières années, se souvient une mère, je n’avais qu’un objectif : tenir jusqu’à la fin de la journée.” Pour ne rien arranger, l’enfant autiste doit faire l’objet d’une surveillance de tous les instants.

À mesure que l’enfant grandit, certaines de ses exigences s’estompent, mais d’autres risquent de s’intensifier. Même chez ceux qui progressent, rares sont les autistes qui pourront un jour se passer totalement de surveillance. Compte tenu de la rareté des foyers pour adultes autistes, les parents devront donc s’occuper de leur enfant toute leur vie ou si cela devient impossible, le placer dans une institution.

Une rose pour un autiste

Fort heureusement, en Guadeloupe, l’association J’EXISTE est là pour aider et soutenir les personnes atteintes d’autisme. Elle tente également d’apporter soutien et répit à leurs familles. Forte d’une centaine d’adhérents, elle mène tout au long de l’année de nombreuses actions aux fins de sensibilisation, d’information, voire de formation des familles et des professionnels.

Pour financer ces actions entreprises au nom de la solidarité, une vente de roses au bénéfice des autistes sera organisée les 29 et 30 mai 2015. L’opération a pour thème : « Une rose pour un autiste ». Cette année la rose est vendue à l’unité, au prix de 5 €.

Les commandes s’effectuent comme suit pour les particuliers et les entreprises :
• par SMS au 06 90 31 19 33
• par e.mail : jexiste971@hotmail.fr
• sur le site internet www.autisme-guadeloupe.fr

La prise de conscience de l’autisme apportera un nouveau regard sur ce handicap. Elle en facilitera l’acceptation. Elle permettra surtout aux familles, souvent déboussolées d’aborder plus sereinement le monde peu familier des médecins, éducateurs et services sociaux.