Les Centres Communaux d’Action Sociale donnent de la proximité aux solidarités !

Institution par excellence de l’action sociale, le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) est le levier des politiques de solidarités publiques locales.

Bien implantés en Guadeloupe, ces établissements autonomes dispensent à leur territoire une belle palette de services et d’aides pour redonner des couleurs à l’insertion.

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Un établissement public pas comme les autres!

L’action sociale ne saurait se résumer en quelques lignes tant son histoire est séculaire. De la charité chrétienne aux bureaux de bienfaisance, l’action sociale s’est progressivement organisée pour devenir, dès 1986, les Centres Communaux d’Action Sociale. On dénombre en Guadeloupe une trentaine d’établissements et, bien que leur mission de solidarité soit une vocation commune, chaque CCAS possède un éventail singulier d’aides, de services et de perspectives. Une condition sine qua non pour soutenir les problématiques sociales des territoires concernés.

Au-delà de ses fonctions administratives, l’établissement public communal affiche une autonomie juridique inédite. Personne morale de droit public distincte de la commune, le CCAS est dirigé par un conseil d’administration paritaire présidé par le maire. Son autonomie lui confère le droit de gérer son propre budget, d’employer, d’agir en justice, de souscrire des engagements et de posséder un patrimoine mobilier et immobilier... En somme, une véritable ruche qui associe acteurs, prérogatives et initiatives,  contribuant au mieux-être des populations défavorisées.

De l’action sociale générale aux missions transversales

La mission première des CCAS demeure l’action générale de prévention et de développement social dans les communes. Divisée en deux grands pôles d’intervention, l’aide sociale revêt tantôt un rôle d’aide légale, tantôt un rôle d’assistance facultative. Un seul point d’orgue : l’insertion globale, l’inclusion sous toutes ses formes... Une partition qui, savamment interprétée, met en musique l’hymne des valeurs de l’économie sociale et solidaire !

Commune à tous les CCAS, l’aide sociale légale recouvre l’instruction, le suivi administratif des demandes d’aide sociale et la transmission des dossiers aux autorités compétentes libres d’ouvrir les droits des usagers. Aussi, l’établissement bénéficie d’outils lui permettant de procéder à des enquêtes sociales ou d’analyser les besoins de ses habitants. Parfaitement adapté aux réalités du territoire, ce dispositif sert, en tout premier lieu, à lutter contre les exclusions.

Structure de proximité, le CCAS déploie son action en lien étroit avec les institutions publiques, privées et les associations. Par le biais de l’aide sociale dite facultative, il peut offrir à sa population des solutions idoines sous la forme de prestations en espèces ou en nature. De la petite enfance aux personnes âgées, de l’urgence au simple plan de financement de formation, des mesures peuvent être mises en place pour défendre le droit à l’insertion sociale et professionnelle de tout un chacun.

En Immersion... au CCAS de la ville de Sainte-Anne.

Afin de mieux comprendre l’importance de l’ancrage territorial d’un CCAS, nous sommes allés à la rencontre de Lydia Couriol, vice-présidente du CCAS de la ville de Sainte-Anne et de Guy-Antoine Suzanon, son directeur...
Loin des plages de sable blanc, un grand bâtiment ...Quelques couloirs plus tard, nous pénétrons au cœur de l’action sociale saintannaise. Des agents communaux bien rodés au terrain, des dispositifs axés vers la prévention et le développement social : pas de doute, la machinerie de la solidarité communale est ici bien huilée !

La cohésion sociale avant tout !

La politique communale d’action sociale de la ville repose sur une structure de proximité et travaille en étroite relation avec les partenaires associatifs. Au centre du système, l’on retrouve la même force qui propulse tous les CCAS de France vers leur premier champ d’intervention : la lutte contre les exclusions. Toutes les énergies sont également fédérées  autour de trois axes déterminants pour la cohésion sociale de la ville :

Les personnes âgées : aide aux placements en institutions des moins et plus de 60 ans, aide ménagère de droit commun, aide à la téléassistance et à la garde de nuit, portage de repas et instruction des demandes d’allocation de solidarité.
Les jeunes : aide aux étudiants hors du département ou pour la formation continue.
Les familles : aide financière pour le raccordement en eau potable, au réseau électrique et à l’amélioration de l’habitat. Des fonds d’urgence peuvent être attribués en cas de perte d’emploi, catastrophe, incendie et obsèques.

Soucieux  de favoriser le lien social et de développer l’intergénérationnalité, le CCAS de Sainte-Anne s’appuie sur un « programme de manifestations », sorte d’agenda local de rendez-vous entre habitants et associations. Parmi les célébrations, on retrouve la semaine bleue des séniors, la journée planétaire ou encore le Noël des enfants défavorisés. Parentalité et égalité devront, cette année, figurer sur l’éphéméride de la commune. Des matinées d’informations et des manifestations sur l’insertion professionnelle sont régulièrement programmées.

Transcender les difficultés pour ouvrir le champ des possibles

Victime collatérale des réformes budgétaires de l’État, le CCAS de la ville de Sainte-Anne a vu sa dotation globale littéralement fondre ! De plus, entre les déficits accumulés, héritages du passé, et la perte de certaines recettes due au transfert de la ville vers la communauté d’agglomération « Riviera du Levant », l’action sociale doit aujourd’hui accepter de réaliser des économies pour avancer.
Optimiste, la structure croit en l’équilibre financier. Elle ne cesse d’élargir ses perspectives et fourmille de projets. À ce titre, un observatoire social local, devrait voir le jour d’ici peu. Cet outil permettra de mettre en place une politique sociale adaptée aux problématiques territoriales. Par ailleurs, d’ici fin juillet, l’instauration d’un micro-crédit personnel libérera les initiatives privées en soutenant les jeunes créateurs. Voilà de quoi éclaircir l’horizon des administrés saintannais !

Le CCAS de Sainte-Anne, c’est aussi :

• 45 étudiants aidés pour leurs études supérieures, en métropole.
• 47 personnes bénéficiant du service de portage de repas à domicile.
• 506 932 € d’aides sociales allouées en 2013 contre 63 836 € en 2008.