Les dédales du financement des structures d’utilité sociale

Le financement des structures d’utilité sociale est une question cruciale. La complexité de leur financement limite leur vitesse de croissance et la contribution qu’elles peuvent apporter dans le domaine de la cohésion sociale et de la lutte contre l’exclusion des plus démunis.

 Des solutions pratiques de financement adaptées concilieraient-elles vitesse de croissance et maturité sociétale ?

Vous lisez Économie / Finances Les dédales du financement des structures d’utilité sociale

Comment s’y
 retrouver ?
 


Comme tout entrepreneur, le créateur d’une structure d’utilité sociale souhaite accéder à l’ensemble des aides et dispositifs de financement à la création. Mais voilà, force est de constater que la solution consiste bien trop souvent en une combinaison de différentes solutions. Il peut s’agir à la fois d’utiliser son apport personnel en mobilisant son épargne et celle de ses proches. Faire appel au financement participatif, obtenir une subvention, ouvrir son capital à des investisseurs sont encore d’autres moyens de financement. Autres solutions : solliciter un financement extra bancaire, recourir à l’endettement moyen, recourir à la location. Si les mécanismes de financement de l’activité sont divers et variés, il n’est pas toujours aisé de s’y retrouver.
 


À qui la faute ?
 


Un rapport d’évaluation des dispositifs de soutien à la création d’entreprise de décembre 2012 de la cour des comptes (www.consulendo.com/La-Cour-des-Comptes-passe-au.html), pointait du doigt les lacunes du système de soutien financier. « L’objectif de la politique publique de soutien à la création d’entreprise devrait viser prioritairement à corriger les caractéristiques des entreprises créées qui ont un impact négatif sur leur pérennité et à leur permettre de se développer pour devenir des petites et moyennes entreprises (PME) et des entreprise de taille intermédiaire (ETI) performantes, corrigeant ainsi une des faiblesses du tissu économique français. Or, les financeurs, qu’il s’agisse de l’Etat ou des collectivités locales, à l’exception de quelques cas, n’ont pas de projet stratégique d’ensemble reposant sur un diagnostic des forces et des faiblesses de la création d’entreprises. »



Alors on 
s’interroge…



Comment construire une relation de confiance avec les bons interlocuteurs? Qui est aujourd’hui en mesure d’aiguiller l’entrepreneur social vers les meilleurs outils financiers, adaptés à son projet ? Le parcours de recherche de financements demande beaucoup d’efforts et les difficultés liées à la réforme du financement des diverses structures de l’insertion par l’activité économique semblent s’accumuler. Doit-on redouter le pire ? Il est encore temps d’y réfléchir.

L’agence pour la création d’entreprises (APCE) met à disposition une base de données des aides proposées aux créateurs de structures entrant dans le champ de l’économie sociale et solidaire (ESS). Ces derniers peuvent toutefois bénéficier également de dispositifs visant la création d’entreprise en général. Pour cela, il convient de consulter la rubrique « Qui peut vous aider ? ». Sur www.apc.com y est recensé l’ensemble des organismes et des dispositifs d’aide à la création d’entreprise, quel que soit le secteur d’activité concerné.