La prévention des risques professionnels

Le nombre d’entreprises en lien direct et indirect avec le secteur du paysage est en constante progression.

Selon le rapport annuel des entreprises du paysage de 2014, il y aurait à ce jour sur l’ensemble du territoire de la France métropolitaine y compris en outremer pas moins de 30 000 entreprises du paysage reconnues par les pouvoirs publics, dont 94% auraient moins de 10 salariés (chiffres clés 2014 du secteur du paysage de l’UNEP).

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Le nombre d’entreprises en lien direct et indirect avec le secteur du paysage est en constante progression. Selon le rapport annuel des entreprises du paysage de 2014, il y aurait à ce jour sur l’ensemble du territoire de la France métropolitaine y compris en outremer pas moins de 30 000 entreprises du paysage reconnues par les pouvoirs publics, dont 94% auraient moins de 10 salariés (chiffres clés 2014 du secteur du paysage de l’UNEP).

De la création de jardins à l’entretien d’espaces verts en passant par l’élagage d’arbres, le reboisement, ou encore le paysagisme d’intérieur, la création et l’entretien de terrains de sport, d’espaces verts publics et de jardins d’entreprises et de particuliers, les activités des entreprises du paysage sont variées et attirent des personnes de tout âge. Cependant, la diversité et l’évolution constante des métiers du paysage doivent faire l’objet d’une attention particulière en termes de recensement et de prévention des risques professionnels dans le respect des règles de sécurité et de la réglementation environnementale.

Brève histoire de la prévention des accidents

On notera avec intérêt que c’est seulement après le début de la “Révolution industrielle” que les législateurs édictèrent des règlements sur la prévention des accidents. Jusqu’au début du dix-septième siècle, il n’y avait pas de grandes usines. En comparaison avec ce qui se passe aujourd’hui, les accidents du travail étaient peu nombreux. Cependant, avec l’avènement du machinisme et de la production en série, les risques s’accrurent et avec eux les accidents graves. Il devint évident, que les ouvriers travaillaient dans des conditions lamentables, voire dangereuses. Aveuglés par l’égoïsme et la cupidité, nombre d’employeurs ne pensaient guère à imposer des normes de sécurité. Avec le temps, beaucoup de gouvernements et d’hommes d’affaires ont reconnu combien les accidents du travail faisaient du tort à la société. Les pertes en heures de travail, les frais médicaux et les dégâts causés aux biens et aux marchandises rendaient une action indispensable, sans parler de l’incidence de ces conditions sur le moral du personnel. Par conséquent, toutes sortes de mesures de prévention contre les accidents ont vu le jour, motivées jusqu’à un certain point par des raisons humanitaires, mais surtout par des considérations économiques.

 

La filière Jardins et Espaces verts Des métiers à risques

Selon de récentes statistiques nationales relatives aux accidents du travail pour la filière Jardins et Espaces verts, environ 8000 accidents d’accidents du travail, hors accidents du trajet  sont répertoriés tous les ans en France, dont 600 accidents graves non mortels. Les accidents les plus fréquents sont liés aux efforts, aux chûtes mais également lors d’utilisation de machines. On comptabilise en effet soixante et onze accidents pour un million d’heures travaillées dans le secteur paysage, contre une trentaine d’accidents tous secteurs d’activité confondus. Le nombre moyen de jours d’arrêt, environ 40, est nettement inférieur à l’ensemble des secteurs (près de soixante jours), on se blesse plus souvent dans ce secteur mais les accidents sont globalement moins graves.

 

 

Quelle formation faut-il avoir pour pratiquer ce métier ?

Ce métier est accessible avec un CAP/BEP Agricole en horticulture, travaux paysagers. Il est également accessible avec une expérience professionnelle dans le secteur sans diplôme particulier. Un diplôme d’ingénieur paysagiste, un Bac professionnel ou un BTS Agricole en horticulture, travaux paysagers, ... peut être demandé pour les fonctions d’encadrement. Les recrutements peuvent être ouverts sur contrat de travail saisonnier, à durée déterminée ou sur vacation. Un ou plusieurs Certificat(s) d’Aptitude à la Conduite En Sécurité -CACES- conditionné(s) par une aptitude médicale à renouveler périodiquement peu(ven)t être exigé(s). Les permis E (B) et C peuvent être requis.

Des espaces verts à valoriser

Des espaces verts, c’est bien ! Mais du personnel qualifié pour les entretenir dans le respect de la réglementation, c’est mieux ! Gageons qu’en Guadeloupe « l’offre d’insertion » au sein des espaces verts soit davantage valorisée en faveur de ceux qui interviennent trop souvent sur des prestations très peu qualifiées. Le réseau de l’économie sociale et solidaire se révèlera t-il être un secteur plus professionnalisant avant d’accéder à l’emploi, au sein d’une collectivité publique ou dans le secteur concurrentiel ? Soyons positif, le feu passe au vert, on redémarre !