Ces départements et régions ultramarines ont toujours profité de leur diversité et d’exotisme pour attirer des visiteurs. D’ailleurs, le tourisme représente 10 % du PIB et occupe une place importante dans les territoires d’outre-mer. Son développement impacte celui d’autres secteurs de l’économie. Si les croisières et les arrivées internationales n’ont cessé d’augmenter depuis 2010, le secteur du tourisme en outre-mer a vu son chiffre d’affaires chuter à grands coups depuis la crise sanitaire du Covid-19.

Un secteur fort touché durant la crise du Covid-19

Le poids démographique des DOM et des ROM représente 40 % de la population mondiale. Le tourisme offre un réel potentiel de croissance pour les territoires ultramarins. De plus, le secteur du tourisme crée des emplois directs et indirects. Le fait que les frontières ont été fermées et après la mise en place de différentes mesures, le tourisme accuse un coup de frein difficile.

L’éloignement géographique et les déplacements restreints vont provoquer des reports, mais surtout des annulations de réservation. Selon une étude privée dévoilée en mai, l’impact économique du Covid-19 en outre-mer peut dépasser les 3 milliards d’euro. Bien que les aides mis en œuvre par l’État visent à maintenir l’économie à flot, cette perte peut dépasser ce montant. Cela dépend de l’importance de la dépendance de la région ou du département avec l’hexagone.

Sachant que les atouts naturels (plages, paysages, biodiversités…) de ces territoires ne peuvent plus être fréquentés, les activités des locaux vont beaucoup ralentir.

Quelles sont les informations de voyage vers les pays outre-mer ?

Les conditions d’accueils seront différentes en fonction des pays d’accueil. Certains voyageurs seront soumis à une mise en quatorzaine obligatoire une fois à leur arrivée. Il s’agit de ceux qui se rendent à La Réunion, en Guadeloupe ou encore en Martinique. Ils devront réaliser un test RT-PCR négatif dans les 48 à 72 heures précédant leur vol et réaliser un test PCR 7 jours après leur arrivée. Ces mesures Covid-19 vont malheureusement refroidir de nombreux touristes qui n’ont pas tout ce temps pour leurs vacances.

Concernant la Guyane et Mayotte, l’entrée sur le territoire est restreinte pour les regroupements familiaux ou des raisons professionnelles. Ces restrictions rendent encore plus compliqués l’envie et le souhait d’éviter de mettre les entreprises en faillite. Les hôteliers et tous les acteurs du tourisme sont de plus soumis à des obligations sanitaires. Le nombre de personnes pouvant être accueilli dans les établissements ouverts est limité, ce qui réduit les recettes de ces sociétés.

Les touristes de retour ?

Dans un territoire resté enclavé un certain temps, l’accueil des gens de l’extérieur reste plus ou moins chaleureux. Toutefois, il y a toujours une appréhension et une crainte de contagion. Les rapports traditionnels, normalement spontanés sont bouleversés. L’obligation de respecter des gestes arrière, la distanciation sociale ainsi que le port obligatoire de masque rendent les relations plus difficiles.

Pourtant, les acteurs du tourisme misent beaucoup sur l’économie des loisirs et du tourisme. En l’absence de ce regain d’activité, l’État a mis en place du plan de relance économique. Ces derniers permettent d’aider au développement économique et social des entrepreneurs ultramarines de manière durable.

Pour rebooster le secteur touristique, il est possible de miser sur une nouvelle structuration de l’accueil et de services. Mais le défi est de se plier aux règles sanitaires tout en relançant les activités des établissements et des acteurs du tourisme en outre-mer.

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