La COVID-19 a touché un nombre important de pays tant sur le plan social qu’économique. Depuis son apparition en 2019 jusqu’à aujourd’hui, cette pandémie ne cesse de laisser des séquelles. Ces dernières fragilisent également les compagnies françaises, et les entreprises d’outre-mer ne font pas exception. Depuis mars 2020, le gouvernement s’active et met en place plusieurs stratégies et mesures Covid-19 spécifiques. Ces dernières ont pour objectif de venir en aide à ces entreprises ultramarines et offrent des solutions adéquates pour maintenir l’économie française.

Les mesures pour venir en aide aux entreprises en Outre-mer

Les impacts économiques du Covid-19 en Outre-mer sont très lourds selon les experts. Avec la fermeture des ports et des aéroports, ainsi que les limitations de la circulation, de nombreuses entreprises françaises à Mayotte, en Guyane ou en Nouvelle-Calédonie sont en difficulté. Certaines startups sont dans l’obligation de décaisser leurs trésoreries, limiter leur personnel mais aussi de survivre face à la baisse de la clientèle.

Un plan de relance

Bien que la lutte contre le virus de la Covid-19 persiste, le gouvernement français ne laissera pas les entreprises ultramarines à leur sort. En vue du déconfinement progressif, un plan de relance en Outre-mer a été mis en place. D’après le ministère des Outre-mer, les relances économiques visent avant tout à rattraper le retard occasionné par ces quelques mois de confinement et soutenir le redressement des entreprises.

L’un des plans les plus importants se caractérise par un fonds de 18 milliards d’euros afin de ranimer le secteur du tourisme en Outre-mer. Cette filière un des piliers de l’économie en outre-mer, un domaine non négligeable carburant aux flux de touristes et des visiteurs séjournant dans ces territoires.

Les annonces de soutien par ces stratégies de relance s’adressent aux secteurs technologiques, à l’aéronautique et automobile. Mais il concerne aussi diverses startups, TPE et PME en grande difficulté. Cette politique de relance sera réalisée au moyen de plus de 20 milliards d’euros octroyés par l’État.

La Convention Fonds de Solidarité

La seconde mesure Covid-19 annoncée concerne la convention Fonds de solidarité. Celle-ci consiste à offrir aux collectivités d’outre-mer un soutien immédiat de l’État. Plusieurs compagnies d’assurances ont d’ailleurs contribué en partie à sa mise en place, en y versant plus de 400 millions d’euros.

Ces fonds de solidarité sont plafonnés à 1500 euros par entreprise : un financement qui aidera les entreprises affectées par la crise sanitaire à garder la tête au dessus de l’eau.

Étant prolongé jusqu’au 31 décembre 2020, ce financement maximal de 1500 euros est légitime. L’objectif de l’État est d’en faire bénéficier le maximum d’entreprise en Outre-mer. De plus, cette aide est entièrement défiscalisée, permettant aux entreprises de ces territoires de continuer leurs activités plus sereinement. Des régions comme Wallis et Futuna et la Guadeloupe l’ont d’ores et déjà acquis.   

Le report de paiement

Afin de soulager les dépenses et les problèmes des entreprises ultramarines, le report de paiement des loyers, des frais de gaz, d’eau et d’électricité fait également partie des mesures Covid-19. Une mesure des plus salvatrices, en particulier pour les petites entreprises, sociétés, associations et les travailleurs indépendants en difficulté. D’autres reports de paiement peuvent aussi être attribués, notamment le report des échéances fiscales et des cotisations sociales.   

Toutes ces mesures exceptionnelles de report ont déjà bénéficié à près de 10.000 entreprises françaises, comme à la Réunion ou encore en Martinique depuis Mars 2020.

Mon entreprise peut-elle bénéficier de ces aides ?

Il est important de savoir que toutes ces mesures Covid-19 et aides de l’État ne seront pas données à toutes les entreprises les revendiquant. En effet, votre entreprise devra respecter plusieurs critères avant de pouvoir en bénéficier. Les demandes de soutien, d’aide et d’appui se font principalement sur internet à partir de formulaires à remplir.

Pour le cas des conventions de fonds de solidarité, votre entreprise doit :

  • Avoir une résidence fiscale en France (ou en Outre-mer) ;
  • Avoir au minimum 1 et au maximum 10 employés (peut aller jusqu’à 20 salariés pour les secteurs prioritaires tels que l’agroalimentaire, la santé, la télécommunication…) OU voir ses activités interrompues ou interdites au public ;
  • Posséder un chiffre d’affaires annuel inférieur à 1 million d’euros (2 millions d’euros pour les secteurs prioritaires).

En parallèle, une entreprise voulant recevoir ces fonds en outre-mer doivent avoir subi une perte allant de 50% à 80% de son chiffre d’affaires au même mois de l’an dernier.

Au sujet des reports de paiement, ce sont surtout les TPE et les PME qui pourront en bénéficier. D’ailleurs, ces aides sont directement procurées à ces entreprises dans le cas où leurs activités ont été suspendu par la Covid-19. Concernant les plans de relances, de nombreux domaines font l’objet de cette aide et pas uniquement les secteurs prioritaires. En effet, L’État visera à redresser l’économie sur tous les angles.

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